
6-7 mai 2021
Séminaire international
McMaster University, Canada
Transnational Labour Intermediation, Forced Labour and Regulatory Experimentation
Organisé par Judy Fudge (McMaster University) et Dalia Gesualdi-Fecteau (UQAM), toutes deux cochercheuses au CRIMT, cet atelier de recherche international (Australie, Canada, Europe, Israël, Royaume-Uni et États-Unis) et interdisciplinaire (commerce, géographie, droit, sociologie et études du travail) se tiendra les 6 et 7 mai 2021 à l’université McMaster et réunira une vingtaine de chercheurs universitaires qui échangeront leurs conclusions et leurs cadres de travail sur l’intermédiation transnationale du travail et le travail forcé. L’atelier de recherche permettra le partage (1) de connaissances sur la manière dont les différents processus d’intermédiation transnationale conduisent au travail forcé et (2) d’exemples d’expérimentation institutionnelle et réglementaire pour la combattre.
Cet atelier de recherche sera suivi d’une série d’activités de sensibilisation qui diffuseront ces connaissances aux étudiants diplômés, aux chercheurs universitaires et non universitaires par le biais de webinaires et de blogs. Les meilleures pratiques et les politiques exemplaires pour détecter et éradiquer le travail forcé dans l’intermédiation transnationale du travail seront transférées aux organisations non gouvernementales, aux praticiens professionnels, aux décideurs politiques et aux acteurs de la société civile par la préparation de brèves accessibles, notes politiques et d’ateliers ciblés.

28 janvier 2020
Séminaire international
UCLouvain, Belgique
Transformer le travail, pour le meilleur ou pour le pire : Regards multidisciplinaires sur des cas d’expérimentations institutionnelles
Ce séminaire, regroupant à l’initiative du TED-CriDIS-UCLouvain et la Chaire LaboRH, LouRIM-CIRTES des chercheuses et des chercheurs de Louvain et de l’étranger, visait à discuter et mettre en pratique la méthode développée par le partenariat du CRIMT afin d’étudier les transformations du monde du travail dans une visée comparative et critique.

27-28 janvier 2020
Journées d’études européennes
Université de Bordeaux, France
Économie des plateformes : travail, emploi et organisations. Perspectives juridiques et approche comparative. La sécurité sociale des travailleurs de plateforme
Organisée par le COMPTRASEC en collaboration avec ses partenaires, cette journée d’études (2e d’une série) visait à se pencher sur l’évolution simultanée entre formes de travail, organisation des entreprises et régulation des marchés dans les secteurs « disruptés » par l’économie collaborative. Les changements technologiques rendent possibles de nouvelles formes de travail et de nouveaux modèles d’affaires ; mais la viabilité de ces transformations est elle-même conditionnée par le droit et par les institutions régulant le travail et les marchés des secteurs affectés.
Il s’agissait d’étudier les effets de cette nouvelle économie sur l’emploi et les formes de travail ; d’examiner les dynamiques concurrentielles et de construire des typologies des modèles d’affaires des entreprises impliquées dans les secteurs sélectionnés ; d’évaluer les transformations de la réglementation du travail et des marchés et, en amont, d’analyser les modes de mobilisation et d’action collective des acteurs économiques et sociaux sur ces questions.

26 juin 2019
Séminaire international
The Worker Institute, New York City, USA
One-Day Workshop on Institutional Experimentation for Better Work
Ce séminaire international fait partie d’une série d’ateliers régionaux organisés dans le cadre du projet de partenariat du CRIMT sur l’expérimentation institutionnelle et l’amélioration du travail, dont la ILR School de l’Université Cornell est partenaire.
L’objectif était de mettre en évidence les projets en cours en matière d’innovation organisationnelle et institutionnelle dans lesquels le Worker Institute de la ILR School s’est engagé et d’inscrire ces projets dans une discussion plus large sur l’expérimentation en matière de re-régulation du travail et de l’emploi.
Le séminaire comprenait des présentations dans quatre domaines importants : i) la lutte contre le harcèlement sexuel dans les milieu de travail ; ii) le développement économique communautaire ; iii) les droits des travailleurs dans l’économie de plateforme ; et iv) le travail et la crise climatique.

31 mai – 1 juin 2019
4th Annual Conference of Rutgers-Renmin Center for Global Work and Employment
The Renmin University, Beijing, China
Digital Economy and Future of Work
Le SMLR‘s Center for Global Work and Employment et la School of Labor and Human Resources (SLHR) de Renmin University ont organisé conjointement leur 4e séminaire annuel. Le directeur du centre, le professeur Mingwei Liu, et Weiguo Yang, doyen et professeur de l’Université de Remnin – tous deux cochercheurs au CRIMT – ont prononcé des allocutions de bienvenue. À l’instar du séminaire de 2017, le séminaire de 2019 portait sur l’économie numérique et l’avenir du travail.

4-5 avril 2019
Séminaire international
Loughborough University London, Royaume-Uni
Globalizing Actors: Creating, Diffusing and Contesting the norms of International Management
Organisé par l’International Institute of Management (IIM) de la Loughborough University London, ce séminaire visait à jeter un nouvel éclairage sur ceux qui sont impliqués dans le fonctionnement des normes mondiales. En particulier, elle a tenté d’identifier les divers groupes impliqués dans la création, la diffusion, la mise en œuvre et la contestation des normes mondiales au sein des multinationales, et/ou qui retracent des processus spécifiques d’élaboration de normes au sein des multinationales. Il a également cherché à aborder les normes et le travail des acteurs de la mondialisation.

29-30 novembre 2018
Journées d’études européennes
Université de Bordeaux, France
Économie des plateformes : travail, emploi et organisations. Perspectives juridiques et approche comparative
Organisée par le COMPTRASEC en collaboration avec ses partenaires, cette journée d’études visait à se pencher sur l’évolution simultanée entre formes de travail, organisation des entreprises et régulation des marchés dans les secteurs « disruptés » par l’économie collaborative. Les changements technologiques rendent possibles de nouvelles formes de travail et de nouveaux modèles d’affaires ; mais la viabilité de ces transformations est elle-même conditionnée par le droit et par les institutions régulant le travail et les marchés des secteurs affectés.
Il s’agissait d’étudier les effets de cette nouvelle économie sur l’emploi et les formes de travail ; d’examiner les dynamiques concurrentielles et de construire des typologies des modèles d’affaires des entreprises impliquées dans les secteurs sélectionnés ; d’évaluer les transformations de la réglementation du travail et des marchés et, en amont, d’analyser les modes de mobilisation et d’action collective des acteurs économiques et sociaux sur ces questions.

23-24 octobre 2018
Séminaire international
HEC Montréal, Canada
Unions at Work in Regions : Mobilizing and Recasting Governance for Economic and Social Development
Ce séminaire international visait à discuter les chapitres d’un livre éponyme édité sous les auspices du Projet de partenariat du CRIMT sur l’expérimentation institutionnelle et l’amélioration du travail et à paraître chez Routledge.

2-6 juillet 2018
Université d’été sur le travail
Université de Bordeaux, France
Travail et innovations technologiques
Le travail est actuellement en proie à des transformations radicales avec l’avènement du numérique, de la dématérialisation, de la robotisation, des cobots, de l’homme augmenté (etc.). Si, contrairement à certaines prédictions, le travail n’a pas connu sa fin, il n’en reste pas moins que l’avènement du numérique considéré par d’aucuns comme la 3e, voire la 4e révolution, est soupçonné d’avoir des effets radicaux à l’origine de prédictions contradictoires entre le monde merveilleux de l’économie collaborative et la hantise d’un monde sans travail, ou mieux de crowdworkers (turcs mécaniques) voire des usines intelligentes. Les impacts sont multiples et leur portée incertaine sur le plan économique, social et humain. Il est supposé engendrer un bouleversement radical du fonctionnement de nos sociétés, de nos modes de vie, de notre intimité. En particulier, il vient subrepticement fissurer les modèles économiques traditionnels des entreprises et du travail subordonné.
Organisée par le COMPTRASEC, l’équipe Epicene et le Gresco, en collaboration avec le festival international de cinéma Filmer le travail de Poitiers d’autres partenaires, l’ambition de cette Université d’été sur le Travail et les Innovations Technologiques est de s’adresser aux jeunes chercheurs pour les convaincre des atouts et des ressources d’une approche pluridisciplinaire et comparative afin d’être en capacité de mieux comprendre les bouleversements que connaît le travail du fait des innovations technologiques en ce début de XXIe siècle.

11-12 juin 2018
Séminaire international
Université d’Avignon, France
Économie et droit dans le secteur public. Une comparaison des rapports collectifs du travail en France et au Québec
Ce séminaire international, organisé conjointement par le Laboratoire Biens, Normes, Contrats de l’Université d’Avignon et le Centre interuniversitaire de recherche sur la mondialisation et le travail (CRIMT) visant à jeter un regard croisé sur les rapports collectifs du travail en France et au Québec dans le secteur public.

5-6 juin 2018
Séminaire international
Université Paris-Dauphine, France
Travail et emploi à l’ère du capitalisme de plateforme
Le débat sur les nouvelles formes de travail et d’emploi prend aujourd’hui une ampleur considérable. Pour nombre d’observateurs et de journalistes, les sociétés occidentales seraient en voie d’«ubérisation», néologisme dérivé du nom de la désormais célèbre plateforme de mise en relation de chauffeurs privés et de particuliers usagers. L’entreprise Uber symbolise en effet l’émergence d’un capitalisme de plateforme, qui bousculerait tant l’organisation collective du travail que les formes d’emploi. Derrière le cas d’Uber se profile plus largement un nouveau modèle économique dans lequel des entreprises ayant la forme de plateformes numériques jouent le rôle d’intermédiaires entre clients et prestataires de service, ainsi qu’entre demandeurs et offreurs de travail. Au-delà du secteur du transport de personnes, des plateformes se sont ainsi développées dans de multiples domaines, tels que la livraison à domicile (Deliveroo) ou la fourniture de logement (Airbnb). Certains de ces nouveaux acteurs économiques sont devenus en quelques années des firmes multinationales (Airbnb, Uber, etc.), affichant des chiffres d’affaires colossaux, et ont été érigés en emblèmes de la nouvelle économie numérique. Ce séminaire international était consacré à l’analyse des nouvelles pratiques économiques et de travail induites par ces plateformes numériques.
Co-organisé conjointement par l’IRISSO, l’ANR, la PSL, l’Institut universitaire de France et le CRIMT, ce colloque fut l’occasion de mettre en perspective les résultats de l’enquête Capla, principalement conduite en France, avec d’autres travaux de sciences sociales portant sur le cas français, mais aussi de donner une large place au dialogue avec des travaux menés dans d’autres pays.

21-22 mai 2018
3rd Annual Conference of Rutgers-Renmin Center for Global Work and Employment
Rutgers University, USA
Point-Counterpoint: Digital Technology and Work, Working Arrangements and Workers’ Well-Being
Les récents progrès de la technologie numérique, tels que la robotique, l’intelligence artificielle, les plates-formes en ligne et les médias sociaux/mobiles/portables, ont déclenché des débats polarisés sur leur impact sur le travail, l’emploi, la main-d’œuvre, les entreprises et la société. Une révolution est-elle en cours ou tout ce qui est ancien est-il à nouveau, nouveau ?
Co-organisé conjointement par le SMLR‘s Center for Global Work and Employment et la School of Labor and Human Resources (SLHR), en collaboration avec le Projet de partenariat du CRIMT sur l’expérimentation institutionnelle, ce séminaire a permis d’approfondir les sources de tension entre l’économie numérique, l’organisation du travail, les statuts d’emploi et le bien-être des employés.

11-12 mai 2018
Séminaire international
Cardiff University, Royaume-Uni
Global Value Chains and their Employment Relations Consequences
Le 31ème colloque de l’Employment Research Unit (ERU) de l’Université Cardiff portait sur la question de l’émergence, de la croissance et de l’évolution des chaines d’approvisionnement mondiales, puis sur les enjeux de relations de travail que soulèvent celles-ci. La ré-articulation des chaînes d’approvisionnement mondiales et des lieux de travail est d’actualité et explicitement mentionnée dans le programme de travail de l’OIT sur le travail international, de même que dans les préoccupations de l’OCDE au sujet des compétences (OCDE, 2017). Bien que d’actualité, une grande partie de la recherche dans ce domaine se concentre sur les relations de pouvoir entre les entreprises de la chaîne, alors que les préoccupations liées aux relations de travail apparaissent comme secondaire. Une situtation qui tend à changer, alors qu’un nombre grandissant de publications s’intéressent au phénomène.

20-21 avril 2018
Séminaire international
Queen’s University, Canada
Migrants at Work in Canada
Organisé par le Centre for Law in the Contemporary Workplace (Queen’s University), ce séminaire visait à étudier comment mieux réglementer la «chaîne mondiale d’approvisionnement en travail», eu égard à la croissance du nombre de travailleurs migrants au Canada. En outre, le séminaire a mis en présence une variété de nouvelles organisations ouvrières expérimentant diverses formes de représentation individuelle et collective des travailleurs migrants.
Le séminaire a réuni des universitaires et des défenseurs des droits des travailleurs migrants autour de trois objectifs : 1) créer un espace de dialogue entre les chercheurs qui étudient les travailleurs migrants, puis les organismes de défense qui oeuvrent auprès de ces derniers. Une rencontre qui devait permettre d’ancrer la recherche sur l’expérience de terrain ; 2) mettre ces connaissances à la disposition du grand public en suscitant la publication d’articles scientifiques et de vulgarisation ; 3) fournir aux organismes de défense des travailleurs migrants un accès à des recherches de pointe susceptibles d’informer leur pratique.

21-22 septembre 2017
Séminaire international
Université de Bordeaux, France
Analyse comparée des dispositifs légaux et / ou conventionnels de participation des travailleurs à la gestion dans la grande entreprise privée et publique
Ce séminaire international, organisé par le COMPTRASEC, avait pour objectif de comparer les dispositifs juridiques organisant la participation des travailleurs à la gestion dans les différents pays représentés, tant dans les grandes entreprises privées que publiques.
La participation à la gestion, ou aux décisions, conduit inévitablement à poser le problème de la présence des travailleurs dans les organes de gestion de l’entreprise ou, plus exactement de la société. Cette présence, inconnue dans certains pays, peut être plus ou moins développée dans ceux qui l’acceptent. En contexte européen, la participation des travailleurs à la gestion repose sur un cadre institutionnel défini par la loi et impliquant notamment la mise en place de comités d’entreprise, parfois la présence de représentants du personnel au sein des conseil de surveillance des entreprises. En contexte nord-américain, cette participation des travailleurs trouva historiquement un équivalent fonctionnel dans l’obligation de négociation collective de bonne foi imposée aux employeurs et la portée obligatoire des conventions collectives. Si ce modèle est assurément en crise aux États-Unis en particulier, il demeure bien ancré dans la grande entreprise au Québec, des canaux spécifiques de participation à la gestion étant généralement institués par convention collective (par exemple sous la forme de comités des relations du travail). En outre, il faut tenir compte ici de l’évolution de la jurisprudence canadienne relative aux droits constitutionnels fondamentaux du travail, la Cour suprême du Canada ayant reconnu en 2007 le caractère fondamental de la négociation collective, puis du droit de grève en 2015. Une évolution qu’on peut comparer au tournant réalisé à cet égard par la Cour européenne des droits de l’Homme depuis 2008, et qui contient in statu nascendi les prémisses d’un développement du droit du travail au Canada radicalement différent de son modèle historique, le droit états-unien. Assurément, les transformations de l’entreprise à la faveur de la mondialisation, sa relative dissolution en réseaux évanescents, le recours à la sous-traitance, aux délocalisations et à des restructurations quasi permanentes, jointes à une certaine crise du syndicalisme, ne permettent guère, cependant, d’entrevoir avec optimisme l’avenir immédiat du droit du travail.
La question ne saurait cependant être abandonnée au regard des seuls juristes. Aussi, ce séminaire a-t-il fait appel à l’expertise d’autres enseignants-chercheurs et chercheurs, qu’ils soient économistes, gestionnaires, sociologues ou philosophes, afin que, par-delà les spécificités des dispositifs nationaux, ils interrogent, de façon plus générale, les avantages et/ou inconvénients d’une telle participation, ses enjeux et sa portée dans une économie globalisée et numérisée. Ce séminaire n’était donc pas seulement international. Il était également transdisciplinaire. Furent, en outre, sollicités des travailleurs siégeant dans des organes sociaux, afin qu’ils fassent part de leur expérience. De ces regards croisés ont émergé un état des lieux comparatif et pluridisciplinaire, des hypothèses de recherche communes dont l’une serait l’émergence d’un modèle de participation des travailleurs à la gestion, dont il faudra, notamment, se demander s’il peut être commun à l’entreprise privée et à l’entreprise publique.