Séminaires réguliers

31 mars 2021

Joel Bakan (University of British Columbia), Rose Batt (Cornell University), Isabelle Ferreras (UCLouvain), Isabelle Martin (Université de Montréal), John Peters (Laurentian University), Jim Stanford (Centre for Future Work), Gregor Murray (Université de Montréal)

Atelier sur plateforme virtuelle

The New Corporation. Le webinaire

Alors que la rémunération des grands dirigeants d’entreprises monte en flèche, que l’inégalité des revenus atteint des sommets historiques, que la planète est confrontée à un désastre écologique et que la démocratie est menacée, Joel Bakan et Jennifer Abbott font de nouveau équipe pour réaliser le film La nouvelle corporation. Aussi, Joel Bakan, l’auteur de The Corporation: The Pathological Pursuit of Profit and Power (2004), nous offre un nouvel ouvrage, dont le film est le compagnon : The New Corporation : How « Good » Corporations are Bad for Democracy (2020).

Cet appel à la justice sociale, à une démocratie plus profonde et à des solutions transformatrices mérite une attention particulière de la part des chercheur.eur.s et des acteur.trice.s du monde du travail. C’est pourquoi nous avons organisé un échange sur La nouvelle corporation, lequel a eu lieu le mercredi 31 mars 2021. Ce fut l’occasion d’engager l’auteur du livre et co-créateur du film, Joel Bakan, avec un groupe de spécialistes de premier plan dans un dialogue sur les entreprises, le travail et la démocratie.

Cet échange sur La nouvelle corporation est une initiative du Projet de partenariat du CRIMT sur l’expérimentation institutionnelle et l’amélioration du travail, organisée en collaboration avec l’Association canadienne d’études du travail et du syndicalisme (ACETS) et l’Association canadienne des relations industrielles (ACRI).


24 mars 2021

Karel Musilek (Cardiff Business School)

Atelier sur plateforme virtuelle

Working Lives Beyond Balance and Encroachment: Form of work/life in coliving

Dans cette présentation, l’auteur plaide pour un renouvellement des discussions sociologiques sur la vie professionnelle et économique. La recherche dans ce domaine a eu tendance à se concentrer sur les questions d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée et sur l’empiétement du travail sur la vie non professionnelle. Bien que ces recherches soient éclairantes, elles ne reflètent pas toujours la transformation des pratiques et des arrangements sociomatériels de la vie professionnelle.

Notamment, l’auteur suggère que c’est dans ces pratiques et arrangements que l’extensification et l’intensification du travail sont prises en compte et reproduites. Pour commencer à combler cette lacune, l’auteur s’appuie sur la notion de « formes de vie » et l’élargit pour conceptualiser la vie professionnelle, la façon dont elle est façonnée ainsi que les pratiques et les dispositions sociales qui la soutiennent. Il explore cette question à travers une étude ethnographique du ‘coliving’ – un nouveau mode de vie et un nouveau site d’investigation sociologique – qui cherche à modifier la vie domestique et personnelle en fonction des exigences d’un travail omniprésent et intensif et des idéaux de réussite professionnelle et entrepreneuriale.


18 novembre 2020

Julie Battilana (Harvard University), Isabelle Ferreras (UCLouvain), Marguerite Mendell (Concordia University), Gregor Murray (Université de Montréal), Andrew Jackson (Broadbent Institute), Esteban Kelly (U.S. Federation of Worker Cooperatives), Lana Payne (UNIFOR), Jim Stanford (Centre for Future Work)

Plateforme virtuelle

Democratizing Work: A Conversation on the Lessons of the Current Pandemic for the World of Work

« Que nous apprend cette crise ? En premier lieu que les humains au travail ne peuvent être réduits à des ressources ». Ainsi commence un Manifeste rédigé au printemps 2020 en réponse à la pandémie de Covid-19 et qui soutient que le monde du travail doit être démocratisé, démarchandisé et dépollué.

Le Manifeste a été traduit en plusieurs langues et a bénéficié d’un soutien dans le monde entier. Cette conversation sur la démocratisation du travail, qui a eu lieu le mardi 17 novembre 2020, fut l’occasion de réunir ses auteurs avec des représentants et des spécialistes du monde du travail autour d’un échange sur le Manifeste et les priorités actuelles et pour l’avenir.

La Conversation sur la démocratisation du travail est une initiative du Partenariat CRIMT sur l’expérimentation institutionnelle et l’amélioration du travail, de l’Institut Karl Polanyi et de l’Axe Industrie 4.0, travail et emploi de l’Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique.


17 novembre 2020

Adelle Blackett (Université McGill), Isabelle Ferreras (UCLouvain), Dominique Méda (Université Paris-Dauphine), Marguerite Mendell (Concordia University), Gregor Murray (Université de Montréal), Nil Ataogul (Syndicat des travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce), Pierre-Antoine Harvey (Centrale des syndicats du Québec), Josée Lamoureux (Confédération des syndicats nationaux), Jonathan Vallée-Payette (Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec)

Plateforme virtuelle

Démocratiser le travail: une conversation sur les leçons de la pandémie

« Que nous apprend cette crise ? En premier lieu que les humains au travail ne peuvent être réduits à des ressources« . Ainsi commence un Manifeste rédigé au printemps 2020 en réponse à la pandémie de Covid-19 et qui soutient que le monde du travail doit être démocratisé, démarchandisé et dépollué.

Le Manifeste a été traduit en plusieurs langues et a bénéficié d’un soutien dans le monde entier. Cette conversation sur la démocratisation du travail, qui a eu lieu le mardi 17 novembre 2020, fut l’occasion de réunir ses auteurs avec des représentants et des spécialistes du monde du travail autour d’un échange sur le Manifeste et les priorités actuelles et pour l’avenir.

La Conversation sur la démocratisation du travail est une initiative du Partenariat CRIMT sur l’expérimentation institutionnelle et l’amélioration du travail, de l’Institut Karl Polanyi et de l’Axe Industrie 4.0, travail et emploi de l’Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique.


13 novembre 2020

Genevieve LeBaron (University of Sheffield), Judy Fudge (McMaster University), Jonelle Humphrey (McMaster University)

Plateforme virtuelle

Combatting Modern Slavery. A conversation with Genevieve LeBaron, author of Combatting Modern Slavery: Why Labour Governance is Failing and What we Can do about it

L’objectif 8.7 des objectifs de développement durable des Nations unies (ONU) appelle les gouvernements, les entreprises et la société civile à « prendre des mesures immédiates et efficaces pour éradiquer le travail forcé et mettre fin à l’esclavage moderne ». Dans son important nouveau livre Combatting Modern Slavery: Why Labour Governance is Failing and What we Can do about it (Polity 2020), la professeure Genevieve LeBaron lève le voile sur un régime de gouvernance du travail qui est gravement déficient et limité. Elle examine de près les millions de dollars dépensés par les entreprises pour les réseaux antiesclavagistes, les partenariats avec les ONG, le lobbying en faveur d’une nouvelle législation sur la transparence et l’investissement dans les systèmes d’audit social et de certification éthique, afin de montrer comment ces efforts servent à soutenir la croissance et la légitimité des entreprises ainsi que la réputation des gouvernements, tout en ne protégeant pas les travailleur.euse.s les plus vulnérables du monde.

Lors de ce séminaire en ligne, Judy Fudge (Université McMaster) et Jonelle Humphrey (doctorante au CRIMT et récipiendaire de la bourse Shirley Goldenberg-CRIMT) ont eu une conversation approfondie avec l’auteure au sujet de son livre.


7 mai 2020

Isabelle Ferreras (UCLouvain), Dalia Gesualdi-Fecteau, (UQAM), Mélanie Laroche (Université de Montréal), Dominique Méda (Université Paris-Dauphine)

Plateforme virtuelle

Travail et expérimentation au temps de la Covid-19

Au plus clair de la première vague de Covid-19, le Projet de partenariat du CRIMT sur l’expérimentation institutionnelle et l’amélioration du travail a tenu deux tables rondes exploratoires sur la pandémie, ses effets perturbateurs sur le travail et l’emploi et les expérimentations organisationnelles et institutionnelles qu’elle suscite. Seconde de la série, la table ronde du 7 mai 2020 a présenté des contributions d’Isabelle Ferreras (TED-CriDIS, UCLouvain), Dalia Gesualdi-Fecteau (UQAM), Mélanie Laroche (Université de Montréal) et Dominique Méda (IRISSO, Université Paris-Dauphine).


30 avril 2020

Glenn Morgan (University of Bristol), Valeria Pulignano (KU Leuven), Ian Greer (Cornell University), Shelagh Campbell (University of Regina), Kevin Banks (Queen’s University)

Plateforme virtuelle

Work and Experimentation in the (post-) Covid-19 Era

Au plus clair de la première vague de Covid-19, le Projet de partenariat du CRIMT sur l’expérimentation institutionnelle et l’amélioration du travail a tenu deux tables rondes exploratoires sur la pandémie , ses effets perturbateurs sur le travail et l’emploi et les expérimentations organisationnelles et institutionnelles qu’elle suscite. Première de la série, la table ronde du 30 avril 2020 a présenté des contributions de Glenn Morgan (Perspectives on Work Research Group – Faculty of Social Sciences and Law, University of Bristol), Valeria Pulignano (KU Leuven), Ian Greer (ILR School, Cornell University), Shelagh Campbell (University of Regina) et Kevin Banks (CLCW, Queen’s University).


26 février 2020

Damián Pierbattisti (University of Buenos Aires)

Modèles de capitalisme et institutions du travail : le cas de l’Argentine 2003-2019

Le mercredi 26 février 2020, Damián Pierbattisti, professeur de sociologie à la Faculté des sciences sociales de l’Université de Buenos Aires, a donné – lors de son passage à Montréal – une conférence intitulée : Modèles de capitalisme et institutions du travail : le cas de l’Argentine 2003-2019. Cette activité a été organisée conjointement par le Département de gestion des ressources humaines de HEC Montréal et le CRIMT.


5 février 2020

Barry Eidlin (McGill University), Mathieu Dupuis (TÉLUQ), Jane Jenson (Université de Montréal), Nelson Lichtenstein (UC Santa Barbara), Sara Slinn (Osgoode Hall Law School, York University)

Author Meets Critics: Labor and the Class Idea in the United States and Canada by Barry Eidlin

Pourquoi les syndicats sont-ils plus faibles aux États-Unis qu’au Canada, deux pays autrement similaires ? Cette différence a influé sur la politique, les mesures adoptées ainsi que les niveaux d’inégalité. Il est généralement admis que cette situation est attribuable aux différences observées dans la culture politique, les systèmes de parti et le droit du travail. Or, l’analyse systématique des données statistiques et archivées de Barry Eidlin met en lumière les limites de ces idées reçues et présente une explication inédite à la différence constatée entre les deux nations. L’auteur démontre que la situation résulte des différentes réactions du parti au pouvoir face aux soulèvements des travailleurs durant la Grande Dépression et la Deuxième Guerre mondiale. Paradoxalement, le déclin continu des syndicats américains découle d’interventions favorables au syndicat de la part du parti au pouvoir, tandis que, au Canada, la force des syndicats est attribuable à l’attitude hostile du parti au pouvoir. Ces combats ont ancré plus profondément « l’idée des classes » dans les politiques, les institutions et les pratiques au Canada qu’aux États-Unis. À l’ère de l’inégalité économique croissante et des systèmes défaillants de représentation politique, l’analyse d’Eidlin offre un regard neuf pour ceux qui cherchent à comprendre et à changer ces tendances.

Après avoir présenté les grandes lignes de son ouvrage Labor and the Class Idea in the United States and Canada, Barry Eidlin, professeur au Département de sociologie de l’Université McGill et cochercheur au CRIMT, a accueilli les commentaires de Mathieu Dupuis (TÉLUQ), Jane Jenson (Université de Montréal), Nelson Lichtenstein (UC Santa Barbara) et Sara Slinn (Osgoode Hall Law School, York University).


27 janvier 2020

Florence Palpacuer (Université de Montpellier), Gregor Murray (Université de Montréal)

Mondialisation et chaînes de valeurs globales : penser l’activisme managérial et syndical

Depuis les 20 dernières années, la montée en puissance et la généralisation des entreprises multinationales et des chaînes de valeurs globales posent une série de question quant à la façon dont les acteurs de la régulation de l’entreprise et de la société civile portent leurs revendications à l’échelle internationale. À travers la lecture de deux textes récents proposés par Florence Palpacuer (Université de Montpellier) et Gregor Murray (Université de Montréal), ce séminaire visait à approfondir la compréhension de l’activisme des gestionnaires, syndicats et des membres de la société civile dans ce contexte complexe et à penser une gestion internationale responsable.

Commentaires : Eric Cornuel, Marine De Ridder, Coralie Helleputte et Amélie Jacquemin


23 janvier 2020

Christophe Degryse (European Trade Union Institute)

Le travail dans l’économie de plateforme

Le jeudi 23 janvier 2020, Christophe Degryse, chef de l’unité de prospective à l’Institut syndical européen et cochercheur au CRIMT a donné – lors de son passage à Montréal – une conférence sur le travail dans l’économie de plateforme. La numérisation de l’économie a fait, en cette décennie 2010, une entrée remarquée dans le débat public des pays industrialisés. Intelligence artificielle, robotique, internet des objets, généralisation des smartphones et des tablettes et des applications mobiles, il n’en fallait pas plus pour affirmer que nous assistions à une nouvelle révolution industrielle, la quatrième du genre. Dans cette présentation, l’auteur a examiné l’incidence potentielle de l’un des produits de ladite 4e révolution industrielle – à savoir le développement de l’économie de plateforme – sur le travail et les fondements de ce modèle social.


8 janvier 2020

Romain Bertrand (IRISSO – Université Paris-Dauphine)

L’Intelligence artificielle (IA) en entreprise : la fabrication d’un « assistant virtuel » dans le secteur banque-assurance

Faut-il s’attendre à d’importantes transformations de l’emploi et du travail en entreprise en raison du développement de l’Intelligence artificielle (IA) ? Une vague d’automatisation est-elle à l’œuvre en raison des possibilités de ces technologies annoncées comme disruptives ?

Romain Bertrand, doctorat à l’IRISSO (Université Paris-Dauphine) et en stage de recherche au CRIMT, a présenté les grandes lignes de sa thèse, laquelle vise à contribuer à l’étude sociologique des transformations portées sur le travail par les applications du Machine Learning en entreprise. Le séminaire fut l’occasion, pour l’auteur, de partager les premiers résultats d’une enquête encore en cours, laquelle suit le développement d’un outil développé par les consultants d’IBM en France pour une grande compagnie d’assurance.


17 octobre 2019

Xin Wang (The Chinese Academy of Social Sciences)

To Be a Respected World-class Company: The reform and development of large companies in China

Ce séminaire, organisé par le CRIMT en collaboration avec la Chaire en gouvernance et droit des affaires de la Faculté de droit de l’Université de Montréal, a abordé la réforme et le développement de grandes entreprises en Chine, un des domaines de prédilection de la professeure Xin Wang, chercheuse à la Chinese Academy of Social Sciences de Chine et qui se spécialise dans la réforme des entreprises d’État, la gouvernance et la responsabilité sociale de l’entreprise.


11 octobre 2019

Chiara Benassi (King’s College London)

How Do Employers Choose Between Different Types of Nonstandard Work? Costs, Control and Institutional Toying

Lorsqu’on constate l’éventail de plus en plus large d’emplois atypiques, il convient de se questionner sur la façon dont les employeurs choisissent parmi ces différents types d’occupations. En se fondant sur la littérature existante, ce séminaire visait à distinguer les contrats atypiques sur la base du coût et du contrôle, puis à présenter des propositions sur l’influence de ces différences dans le choix de l’employeur. Chiara Benassi a exposé quatre grands mécanismes de remaniement institutionnel et démontré comment ces stratégies offrent plus de possibilités aux employeurs au moment de porter leur choix sur un type d’emploi atypique.

Chiara Benassi enseigne la gestion des ressources humaines au King’s College de Londres. Ses recherches se concentrent sur les relations de travail comparatives et la sociologie du travail.


4 octobre 2019

Hèla Yousfi (Université Paris Dauphine)

Les mouvements sociaux à l’épreuve du mythe de la spontanéité. Analyse du processus de révolution démocratique en Tunisie

Des événements récents tels que les mouvements Occupy Wall Street ou ce qu’on a appelé le «printemps arabe» ont provoqué un regain d’intérêt pour le dialogue entre deux disciplines : les théories de l’organisation et les théories des mouvements sociaux. Cependant, il s’avère toujours difficile de sortir d’une opposition binaire qui d’une part, propose une approche monolithique de l’organisation dans l’analyse des défis organisationnels des mouvements sociaux, et d’autre part affiche une méfiance de plus en plus accrue à l’égard de la bureaucratie organisationnelle qui supprimerait la capacité de perturber l’ordre établi. S’appuyant sur une approche ethnographique, ce séminaire visait à dépasser cette dichotomie en fournissant un examen détaillé du rôle complexe joué par l’UGTT (Union générale du travail tunisienne) dans le processus révolutionnaire en Tunisie. L’auteure a montré que la spontanéité et l’organisation sont des aspects différents d’un mouvement protestataire et qu’elles co-existent dans une relation dialectique perpétuelle. Ce travail entre également en dialogue avec les recherches sur la manière dont le contexte institutionnel et politique aussi bien que la dynamique organisationnelle interne façonnent le développement d’un mouvement social et son incidence/résultat.

Organisé en collaboration avec le Département de gestion des ressources humaines de HEC Montréal, ce séminaire a permis d’explorer les grandes lignes de cet argumentaire. Hèla Yousfi est maître de conférences à l’Université Paris-Dauphine-PSL. Son domaine d’expertise est la sociologie des organisations. Elle a travaillé et publié sur l’influence de la culture politique et sur le fonctionnement des entreprises dans les pays arabes.


3 octobre 2019

Ron McCallum (University of Sydney)

Being Born Blind, Becoming a Labour Lawyer and the Magic of Computer- based Adaptive Technology

Suite à la publication de son mémoire Born at the Right Time, Ron McCallum a retracé dans ce séminaire les grands moments de sa vie personnelle et de son parcours professionnel, et nous a fait découvrir la magie des technologies adaptatives par ordinateur. Chercheur affilié au CRIMT, M. McCallum a non seulement publié de nombreux ouvrages, notamment The Legal Protection of Refugees with Disabilities. Forgotten and Invisible?, mais a également accompli de grandes choses, comme assurer la présidence du comité aux Nations Unies sur les droits des personnes handicapées.


9 avril 2019

Peter Turnbull (University of Bristol)

Can work get any worse? Working in the Single European Market

Dans le cadre de ce séminaire organisé par le CPOW, le professeur Peter Turnbull s’est inspiré de ses travaux sur les transports pour toucher certains des thèmes du Projet du CRIMT sur l’expérimentation institutionnelle et l’amélioration du travail.

Une initiative du


15 mars 2019

Rachid Filali-Meknassi (Université Mohammed V de Rabat)

Série d’entretiens du CRIMT avec des experts du monde du travail

Membre de la Commission d’experts pour l’application des conventions et recommandations de l’OIT, Rachid Filali-Meknassi est docteur en droit et ancien professeur de l’enseignement supérieur à l’Université Mohammed V de Rabat. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de droit social et de droit du travail. Il s’intéresse également à la question des droits de l’Homme et il a été l’un des fondateurs de l’Association marocaine des droits humains, à la fin des années 1970. Il est membre du Conseil supérieur de l’enseignement, de la formation et de la recherche scientifique du Maroc, consultant auprès d’organismes publics nationaux et internationaux, notamment la Banque mondiale, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’UNICEF et il a été coordinateur national du projet «Développement durable grâce au Pacte mondial», BIT (2005-2008).

Cet entretien a permis de retracer le parcours professionnel du professeur Filali-Meknassi, et d’aborder divers enjeux liés à l’évolution du droit du travail et des relations industrielles au Maroc.


27 février 2019

Chang-Hee Lee (Directeur du bureau de l’OIT au Vietnam)

Série d’entretiens du CRIMT avec des experts du monde du travail

Chang-Hee Lee, directeur du Bureau de l’Organisation internationale du travail au Vietnam, est l’un des plus grands spécialistes des relations industrielles en Asie, notamment des cas chinois et vietnamien.

De passage à Montréal, il a accepté de se livrer à un échange informel avec les cochercheurs du CRIMT sur les tendances les plus récentes en matière du travail et de l’emploi en Asie, ainsi que les défis de recherche que représentent ces régimes de travail en évolution.


5 décembre 2018

Fotios Bregiannis (UCLouvain)

The Right to Know in the Environment of the Multinational Enterprise (MNE) – A proposed model of corporate information regimes evaluation

Le pouvoir informationnel est un aspect important des relations sociétales régies par la hiérarchie et/ou l’inégalité. Le parti puissant (l’État, l’entreprise multinationale ou autre) exerce et reproduit son pouvoir par le contrôle qu’il exerce sur les informations sensibles concernant le parti mineur. De nombreuses interventions législatives au niveau national ou international ont pour rôle déclaré de combler ce déficit d’information au sein de l’entreprise multinationale. Ces instruments ont des antécédents en matière de relations industrielles, de droit du travail et de RSE. Mais la question demeure : comment pourrions-nous évaluer ces instruments à l’aide de critères cohérents ?

Dans cette intervention, Fotios Bregiannis, doctorant à l’UCLouvain et membre du CRIMT, a proposé un cadre basé sur le concept de gestion du cycle de vie de l’information.


5 décembre 2018

Kamila Moulaï (UCLouvain)

What Norms are Internalized by Workers in a Context of Coexistence with Machines? An exploration of cashier’s experience through the lens of ableism

Le secteur du commerce de détail a profondément changé au cours de la dernière décennie. Dans l’étude qualitative qu’elle a présentée, Kamila Moulaï, doctorale à l’UCLouvain et membre du CRIMT, étudie l’impact sur l’individu de la coexistence des caissiers avec une forme émergente de machine, la caisse en libre-service. Après une contextualisation philosophique de l’environnement technique, l’auteure a invité les chercheurs présents à lire les normes intériorisées par les caissiers et leur logique du point de vue de l’habileté. Alors que la littérature sur le handicap et la capacitation révèle les processus de comparaison avec des corps humains normatifs et capables, l’étude de l’auteure, laquelle s’appuie sur les écrits philosophiques d’Anders, attire l’attention sur des corps qui peuvent être considérés comme capables par convention, mais qui éprouvent des sentiments de handicap lorsqu’ils se comparent à la machine.

L’anayse de Kamila Moulaï a permis de révéler que dans le cas qui nous intéresse, il existe une conceptualisation du travailleur idéal qui incarne les caractéristiques d’une machine, ainsi qu’une profonde dévaluation du potentiel subjectif humain au travail.


30 janvier 2018

Mary Crock & Ron McCallum (University of Sydney)

A New Kid on The Block: Australia’s Fair Work Ombudsman and The Protection of Vulnerable Workers

Dans ce séminaire, Mary Crock et Ron McCallum, tous deux de l’Université de Sydney, ont présenté l’histoire de la fixation des salaires dans le cadre du système classique de conciliation et d’arbitrage australien. À l’origine, seuls les syndicats pouvaient faire exécuter les sentences. Cependant, en 1930, le gouvernement a nommé des inspecteurs d’arbitrage. Avec l’avènement de la mondialisation et de la déréglementation de la main-d’œuvre australienne, le nombre d’adhérents aux syndicats a diminué et la capacité d’exécution des syndicats s’est réduite. Les auteurs ont discuté de l’application des inspections d’arbitrage dans le cadre des lois du travail déréglementées de 1996 -2007 et examiné le travail de l’ombudsman pour un travail plus équitable (Fair Work Ombudsman), lequel enquête sur les plaintes et prend des mesures correctives pour pénaliser les employeurs récalcitrants et récupérer les arriérés de salaire.


15 septembre 2017

Ruth Barton (University of Tasmania)

“Our Tarkine, Our Future”: The Australian Workers Union Use of Narratives Around Place and Community in West and North West Tasmania

Le vendredi 15 septembre 2017, Ruth Barton, cochercheuse au CRIMT et professeure à l’Université de Tasmanie, a livré au Centre une conférence intitulée “OurTarkine, Our Future”: The Australian Workers Union Use of Narratives Around Place and Community in West and North West Tasmania, Australia.

L’Australian Workers Union (AWU) représente les mineurs de la côte ouest de la Tasmanie. Face à la proposition de faire de la région de Tarkine un espace protégé, l’AWU a su utiliser le sens du lieu, de la mémoire et de l’identité pour construire une campagne communautaire qui s’est étendue au-delà de la côte ouest, jusqu’à la côte nord-ouest où vivaient de nombreux mineurs. Le syndicat a pu renouveler son répertoire narratif en déplaçant le travail hors de l’établissement et en l’amenant à Tarkine. De cette manière, l’AWU a pu mobiliser le soutien de la communauté et transférer le pouvoir politique vers la section locale où les travailleurs ont pu reprendre le contrôle de leur vie et du lieu où ils vivaient et travaillaient. Ce qui, en dernière analyse, a permis l’établissement de nouveaux compromis entre le respect de l’environnement et du développement d’une communauté déjà éprouvée.


22 juin 2017

Aiqing Zheng (Renmin University)

L’évolution récente du droit du travail chinois

Le jeudi 22 juin 2017, la professeure Aiqing Zheng, chercheuse à la Faculté de droit de l’Université Renmin, en Chine, a livré au CRIMT une conférence intitulée L’évolution récente du droit du travail chinois. Gilles Trudeau, cochercheur au CRIMT et professeur à la Faculté de droit de l’Université de Montréal, en a assuré la présidence.


17 mai 2017

Guglielmo Meardi (University of Warwick)

Convergence néolibérale ou nouvel étatisme ? Intégration européenne et changements dans les relations industrielles européennes depuis Maastricht (1992-2017)

Le mercredi 17 mai 2017, Guglielmo Meardi, professeur de relations industrielles et directeur de l’Industrial Relations Research Unit de l’Université de Warwick, a livré une conférence intitulée Convergence néolibérale ou nouvel étatisme? Intégration européenne et changements dans les relations industrielles européennes depuis Maastricht (1992-2017).

Dans ce séminaire, l’auteur a analysé l’évolution des relations industrielles dans les six plus grands pays de l’UE depuis 1992, à la lumière des pressions accrues de l’internationalisation. Sur la base d’une analyse qualitative et quantitative, il établit une distinction entre la gouvernance associative et la gouvernance étatique, et détecte que malgré une tendance forte, mais non universelle, à l’affaiblissement des syndicats et des négociations collectives, aucune libéralisation globale n’a eu lieu dans la réglementation politique de l’emploi (politiques de l’emploi, État providence, droit du travail, soutien de l’État aux négociations collectives, secteur public). Il s’ensuit que, contrairement aux représentations de la convergence néolibérale unidimensionnelle, l’internationalisation économique interagit avec les institutions politiques propres à l’État et provoque même leur réaction et leur resserrement.